Les actes des Xème Rencontres nationales ECORCE

 à Labastide Rouairoux (Tarn) du 6 au 9 décembre 2006

 

Contenus des interventions

 

Eulalie Muriel
les problèmes sanitaires  

Grillo Viviane
la législation

Jouhaneau Michèle
les actions du ministère

Martin Thierry
l'EEDD à l'école

Vialelle Daniel
l'agenda 21 du Conseil Général du Tarn

 

 Intervention de Mr Martin : inspecteur départemental chargé du Développement Durable dans le primaire.

 La relation entre l’Education Nationale, le secteur associatif et les collectivités territoriales (dans le Tarn), en ce qui concerne l’EEDD. La stratégie en cours sur le département du Tarn est d’être en relation avec un partenaire incontournable : le conseil général. C’est la stratégie départementale qui semble aujourd’hui la plus pertinente.

Sur le Tarn, l’agenda 21 se pose au niveau départemental et déjà le thème d’un agenda 21 académique apparaît (car la région Midi Pyrénées a également son Agenda 21).

Il faut prendre en compte l’élément du maillage et donc la gestion sur le territoire d’un nombre important d’associations en éducation à l’environnement, ce qui implique une complexité et la nécessité de trouver un outil de cohérence.

Cet outil peut être l’ensemble des partenaires d’un groupe départemental qui doit réinterroger le local pour mener une politique cohérente.

L’EEDD est un dossier où les partenaires sont majoritairement hors éducation nationale : c’est une chance et on a la possibilité de poser véritablement un partenariat.

Le contenu repose sur les 2 mots clefs : Développement et Durable.

Et il ne faut pas seulement trier ses déchets, économiser l’eau et éteindre les lumières… Il est essentiel de travailler sur les enjeux de tout cela pour que notre action éducative soit durable.

Il n’est pas non plus question de créer des clivages « parents-enfants », si les parents ne trient pas, s’ils travaillent dans une usine qui pollue…  Il faut donc agir avec beaucoup de prudence pour avancer ensemble, trouver une évolution conjointe.

Dans les années 90 on a fait attention à son environnement ; aujourd’hui on s’occupe de la gestion par l’homme de ses ressources. L’homme est un être vivant comme les autres, qui vit une évolution.

Une initiative au Domaine du Thoré :  mettre en œuvre un centre de ressources « sciences » avec une tonalité Développement Durable (un lieu de réflexion sur des contenus, des approches ; un lieu d’expérimentation mais aussi de réalisations avec les enfants et les enseignants).

 Le dialogue entre structures et institutions :

Les institutions ne doivent pas imposer un projet, mais le partager avec des structures, des associations.

L’idée c’est de réfléchir avec les structures à un label, à un fonctionnement partagé.

A l’école, il y a des programmes ; il faut veiller à ce que l’EEDD  se développe par la mise en cohérence entre ce que les enfants vivent, l’établissement dans lequel ils suivent leur scolarité et les associations dans lesquelles ils s’inscrivent pour des activités extra scolaires (et dans leur famille également, si possible). Beaucoup de choses reposent sur des questions de budget, malheureusement.

 Dans la relation avec les élus politiques, la difficulté est d’entrer sur une échelle électorale. Il faut communiquer avec eux.

 Je découvre le département du Tarn et il y a nécessité d’un outil pour recenser les structures qui œuvrent dans le domaine du développement durable des éco établissements.

Le groupe départemental Education à l’Environnement existe depuis 1995, mais il est aujourd’hui en lien avec le groupe sciences de l’Education à l’Environnement.

La charte Tarn Eco structures peut être un point d’appui: structures engagées dans un mouvement, mais le mouvement n’est pas le même pour tous et certains lieux sont en train de se découvrir. Il est nécessaire de ne pas avancer trop vite car c’est un sujet politiquement sensible.

L’éducation nationale travaille à simplifier les démarches pour favoriser le départ des classes en séjour. Depuis les années 90, les associations ont été touchées par le retrait du personnel détaché Education Nationale. Les budgets sont en train d’exploser en transports. On va vers le développement de séjours plus courts. Il est donc important que ces séjours soient très profitables pour les enfants.

 On a beaucoup médiatisé les problèmes, les accidents. On ne médiatise pas assez le fait que dans un heure et demi, plus de 5000 élèves seront sur les routes du Tarn sans qu’il y ait d’accident.

 Problèmes administratifs pour les classes d’automne (question posée par un participant):

Délais de 5 semaines pour poser un projet : ce délais permet de vérifier les transports, le schémas de route et les assurances ; il suffit de prendre contact en fin d’année précédente pour préparer son projet d’automne.

Rentrer plus tard que l’heure scolaire, sur simple demande à l’inspection, c’est possible.

 Pour le moment, il n’y a pas de critères de cohérence dans le Tarn, au niveau des structures d’accueil de classes. Il faut voir comment rentrer dans une liste départementale, comment donner accès à une présentation des structures, ceci afin de renforcer la confiance. Encourager financièrement le financement des départs ???

 Expérience type Freinet : l’organisation d’un séminaire pour préparer le travail de l’année.

 Travail des inspecteurs (d’après un participant) : encourager à nouveau et ne pas décourager, même si cela passe par des projets simples.

Réponse : Pour le moment, l’inspecteur du département envoie un rapport à l’inspecteur d’académie sur l’engagement de la structure, sur sa capacité à recevoir des classes puis sur la qualité du projet des classes candidates aux séjours.

Collège : c’est le chef d’établissement qui gère les moyens de  A à Z et qui intègre ou pas les sorties.

 Au niveau du primaire, l’échelon de négociation, l’échelon stratégique c’est le département.

 Qu’en est-il du local technique (chaufferie par exemple) qui est d’un intérêt pédagogique essentiel ? (questions posées par un participant) 

Voir partenariat avec un conseiller pédagogique, dans le Tarn : à mettre en oeuvre au cas par cas. Partout où c’est possible il faut le faire. Pas de public en permanences mais on peut ponctuellement délivrer des autorisations. On fait bien visiter des usines aux enfants, mais au cas par cas, car il y a des établissements qui ne peuvent plus. Toutefois, les questions de sécurité sont à prendre en compte (et il est important de montrer que ces questions ont été pensées et qu’il y a eu mise en place de systèmes afin d’assurer la sécurité : barrière, personnel compétent…)

Il pourra donc y avoir autorisation ponctuelle en fonction du projet et de ce que les enseignants et les partenaires sont capables de mettre en œuvre autour de ce projet.

 Autre question : est-ce qu’il existe un regroupement d’inspecteurs départementaux ?

Dans le Tarn, il y a 7 IEN, dans les Bouche du Rhône, il y en a 38 ! Il y a un regroupement une fois par mois autour de l’inspecteur d’académie : c’est un espace éventuel pour faire remonter les infos, les questions.

 

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