Dans le cadre d’une réflexion sur l’eau, il faut tenir compte de l’ensemble des zones humides : cours d’eau, marais, tourbières mais aussi les milieux qui y sont liés.
Les habitats
Dans la description des milieux, on parle d’habitats.
Pour cela, on se base sur la typologie Corine Biotope, issue de la Directive Européenne Habitats.
Si l’on fait le transect (=coupe) d’un cours d’eau, on va trouver différents écosystèmes qui sont liés entre eux par la rivière.
Dès qu’on agit sur l’un, par phénomène de cascade, cela joue sur les autres.
La gestion des rivières inclut aussi la gestion des habitats qui y sont liés
La végétation
La végétation de bordure
Dans le cas d’une forêt de bord de rivière, on parle de ripisylve.
Cette végétation joue plusieurs rôles important :
Le rôle de filtre
La végétation qui borde les cours d’eau est une interface entre ce qui se passe dans la rivière et ce qui se passe aux alentours.
Les végétaux ont la capacité de prendre une grande quantité d’éléments chimiques. Ils agissent comme un filtre.
Si l’on supprime cette végétation, tous les apports vont directement dans la rivière, qui a un très faible pouvoir d’absorption (la végétation aquatique est insuffisante pour cela).
La stabilisation des berges, grâce au réseau racinaire.
La régulation des flux
La végétation de bordure permet d’absorber les écoulements et influe sur le débit.
Augmentation de la biodiversité
La présence de végétation augmente le nombre d’habitats, donc de la faune et de la flore : martins pêcheurs, invertébrés…
La végétation aquatique
Oxygénation de l’eau
Grâce à la photosynthèse, la végétation aquatique permet d’augmenter l’oxygénation de l’eau en plus du brassage dû au débit. Ce phénomène est d’autant plus important dans les zones de plaine où la température plus élevée et la faiblesse des cascades limitent les taux d’oxygène dissous.
L’habitat
La fixation des matières en suspension
Rôle d’épuration
La végétation a un fort pouvoir d’absorption des matières organiques
Nourriture pour la faune