FICHES TECHNIQUES :
l'approche sensible

APPROCHE SENSIBLE
Les moments de rêverie, de poésie, de solitude favorisent l’établissement d’un lien personnel entre l’individu et le terrain. Surmonter ses craintes, profiter paisiblement de la douceur d’un bosquet, exprimer son plaisir, ses sentiments... ont longtemps été négligés. Ces aspects forment pourtant l’un des principaux moteurs du développement individuel : motivation et implication en découlent en premier lieu. Ils constituent aujourd’hui l’un des points forts de l’éducation à l’environnement.

"Dans mon coin"
Un endroit que l’on “s’est choisi” pour s’y reposer, dessiner, écouter les oiseaux dans les branches ou la rivière qui coule à côté, ou — pourquoi pas ? — faire la sieste. Un coin où l’on revient, que l’on apprivoise peu à peu... à moins que ce ne soit lui qui nous apprivoise !
Au départ, une consigne simple donnée au groupe : chacun cherche un endroit qui lui plait, où il pense pouvoir se sentir bien. Il s’y installe, seul et à distance des autres, pour y faire ce qu’il veut... sauf du bruit (parler, chanter, siffler). Le retour des “ermites” se fait au signal de l’éducateur (un chant de coucou par exemple).

Remarques
- Là encore, la ritualisation de ces moments, renouvelés à chaque sortie, est très enrichissante. Et appréciée ! De 15 - 20 minutes à 1/2h - 3/4h, ces temps peuvent être allongés progressivement.
- La consigne doit être très claire et, a priori, incontournable : seul et pas de bruit. Mais la crainte de la solitude crée parfois de petits regroupements qu’on peut tolérer (2 personnes maximum) la première fois. à condition que la première consigne (pas de bruit, aucune discussion...) soit respectée.
- Les éducateurs doivent aussi jouer le jeu, seuls dans leur coin. Un groupe d’adultes parlant à voix basse annule tout effet pour les élèves à proximité.
- Avant le départ, on peut distribuer de quoi dessiner ou écrire, en précisant qu’il n’y a là rien d’obligatoire. L’objectif est bien de créer un lien personnel entre l’individu et un petit coin de son environnement.
- Par mesure de sécurité, il peut être nécessaire de délimiter le territoire à l’intérieur duquel chacun va chercher son coin. Inutile de courir à 300 m pour s’isoler !

La palette adhésive
Un bristol (5 cm x 5 cm) recouvert d’adhésif double--face (magasins de bricolage) est distribué à chaque participant. Le but : créer une composition à partir de feuilles, pétales ou fleurs, bouts de bois, coquillages... que l’on colle. Tout le monde s’affaire à trouver tranquillement les couleurs et les formes qui lui plaisent : un moment calme et agréable pour tout le groupe, très propice à la découverte et à l’émerveillement. Le résultat est des plus séduisants.

Remarques
- L’animateur invite à collecter des éléments naturels, petits et variés, de manière à constituer une mini-mosaïque. Quand les palettes individuelles sont recouvertes sur toute la surface, l’assemblage en mosaïque a généralement plus de force esthétique.
- Avec les plus jeunes (6e,5e), il n’hésite pas à attirer l’attention sur de jolies formes ou couleurs qu’il va mettre, lui, sur sa palette ("Bien sûr que vous pouvez en prendre vous aussi !").


Jeux d'écriture
Textes libres, poèmes, nouvelles... peuvent être amenés par de petits jeux d’écriture incitant à développer l’imaginaire et la créativité en utilisant l’environnement immédiat comme source d’inspiration. Ces jeux constituent des cadres — il en faut pour guider la création — suffisamment non contraignants pour que chacun puisse y trouver son compte (son conte ?).

Associations d’idées
L’animateur énonce un mot. Les participants notent immédiatement, sans réfléchir, un autre mot, que le premier leur évoque. On reproduit l’opération 5 à 10 fois.
Il s’agit alors d’écrire une courte phrase poétique ou humoristique sur un sujet de “nature“ en y incluant quelques-uns des mots ainsi notés. On peut préciser le nombre de mots à sélectionner parmi la liste que s’est constituée chaque participant mais le choix de ces mots doit rester libre.

L’animateur dit
Le joueur pense (donc écrit)
Il fait une phrase
Bleu
Soleil
Rivière
Thym
Pluie
Vie
Plaisir
Ciel
Plage
Grenouille
Grillade
Vent
Beau
Bonheur
"Dans ce ciel souffle un vent à décorner les grenouilles (elles veulent se faire aussi grosses que le boeuf), c'est le vol du héron qui fait on bonheur"

 

Si j’étais…
Ici ce n’est pas comme ailleurs...

Acrostiches

Consigne : écrire une phrase commençant par
"Si j’étais" ou "Ici, ce n’est pas comme ailleurs".

"Si j’étais la saladelle, je nuancerais le sel de ma parure lavande pour qu’au moins quelque couleur égaye un peu les enganes."

"Ici, ce n’est pas comme ailleurs, le pré vert que l’âne tond héberge mille criquets. Et combien de ces insectes qui roulent leur boule et leur bosse ?"

Un nom de plante, d’oiseau, d’insecte...
est écrit verticalement. Chacune de ses lettres
devient la première lettre d’un "vers".

Serpent ou bien lézard, tes
Etonnantes courtes
Pattes, rabougries, te
Servent-elles à quoi que ce soit ?

Gland oublié sitôt semé
Entendu bruit inattendu
Ai prévenu mes compagnons de la forêt
Indiqué le danger imprévu.

SUITE
Sommaire de ce livre
Commander ce document (et d'autres)
Accueil site Ecologistes de l'Euzière