FICHES TECHNIQUES :
l'approche scientifique

Evaluation des populations des petits invertébrés
Le marquage de petits invertébrés terrestres (escargots sur le fenouil, cloportes, patelles dans l’étang...) permet d’évaluer le nombre d’individus présents sur une surface donnée (densité de population) : c’est la technique dite de “capture / recapture”.

Marche à suivre :
1. Délimiter une surface.
2. A l’intérieur du périmètre, marquer (points de couleur) les animaux de l’espèce étudiée : nombre M.
3. Laisser passer un temps assez long pour que les animaux marqués se mélangent au reste de la population (variable selon les espèces, environ 12 heures).

4. Effectuer une deuxième capture. L’ensemble des individus récoltés est noté C. Parmi eux, certains individus ont été marqués lors de la 1ère capture : leur nombre est noté Cm.
5. On établit ainsi la relation suivante :
M (individus marqués puis relâchés) / T (population totale) = Cm (ind. marqués recapturés) / C (nb total d’ind. capturés au 2ème échantillonnage)

D’où
T (population totale ) = M x C / Cm

Remarque
Le marquage permet aussi d’étudier le déplacement de ces petits animaux. Il faut alors bien marquer chaque animal ainsi que son lieu d’origine. Exemples : pieds de fenouil étiquetés 1,2,3... Tous les escargots présents sur un pied portent le même numéro que ce pied. Attendre une nuit et observer la nouvelle répartition.

 

Les grilles d'analyse / relevés  

Sur le terrain, les relevés à l’aide de grilles préétablies (par les enseignants ou les élèves) permettent de collecter des informations de façon méthodique, sans risque d’oubli... Le traitement de ces informations en sera d’autant plus rigoureux et cohérent.
La réalisation de telles grilles peut s’appliquer à de nombreux travaux de terrain,

 

qu’il s’agisse d’étudier les araignées et leur toile, l’écologie d’un milieu donné (température, hygrométrie, nombre d’espèces végétales en fleurs...).
La précision des informations à relever dépend du niveau des élèves, du thème concerné par la grille et du type d’exploitation des données que l’on envisage pour la suite.

 

Les enquêtes auprès de la population

Interroger les personnes-ressources locales (une personne âgée, un viticulteur…) permet de recueillir de nombreux renseignements. Les entretiens peuvent être très libres (non-directifs) ou, à l’inverse, fortement dirigés (réponse à un

 

questionnaire). Les entretiens semi-directifs laissent une certaine liberté à l’interlocuteur mais permettent de ne pas oublier d’éléments importants pour “l’enquêteur”.

 

Les transects

On peut réaliser de nombreuses études en tendant une longue corde graduée au ras du sol et en la faisant passer par des milieux différents (plage, dune, arrière-dune, sansouire...). Il s’agit ensuite de relever méthodiquement certaines caractéristiques du milieu tous les 50 cm, tous les mètres, tous les 10 mètres.

* espèces animales ou végétales présentes dans un rayon de 20 cm autour du point d’arrêt,
* nature du sol
* pente,
* ensoleillement,
* ...

 

La vie dans les cours d'eau comme indicateur de qualité

Les invertébrés aquatiques et spécialement les larves d’insectes (qui sont pour la plupart aériens à l’âge adulte) vivent plusieurs années dans l’eau. Ils y jouent des rôles variés (brouteurs, filtreurs, herbivores, carnivores, détritivores) et sont des indicateurs précis de l’état du milieu. Ils constituent une véritable mémoire des conditions écologiques de la rivière.
En étudiant le peuplement des invertébrés d’une eau courante, on peut déterminer la “qualité” du milieu, son aptitude à héberger une faune plus ou moins “exigeante” (termes à discuter avec les élèves) : on attribuera une note appelée indice biotique.

Les relevés s’effectuent sur des surfaces de 0,2 m2 choisies dans des zones en bordure de courant (pas uniquement dans le courant fort — faciès lotique —, ni uniquement dans des secteurs calmes — faciès lentique).
Sur cette surface, il faut ramasser tous les animaux (sur et sous les pierres, dans les herbes et les algues, dans le sable...) et les déterminer.

Remarques
1/ La détermination des invertébrés doit s’effectuer avec une certaine précision. Le plus souvent il faut aller jusqu’au niveau de la famille pour pouvoir définir un indice biotique précis (compris entre 0 et 20). Des clefs de détermination à cet usage sont disponibles dans la littérature. Le tableau présenté ici permet une estimation moins précise mais plus accessible pour des classes de collège. L’indice biotique correspond à une note de 0 à 10, ayant une valeur plus pédagogique que réellement écologique.
2/ Par ailleurs, l’étude des invertébrés aquatiques ne se limite pas à la détermination d’un indice. Elle fait également intervenir des notions :
* de systématique
* d’écologie et de biologie en eau douce : adaptation au courant, modes de déplacement, respiration
* de biologie du développement, dans la mesure où de nombreux insectes aquatiques sont présents au stade larvaire.

Pour une copie du tableau "Indices Biotiques", veuillez contacter l'association

SUITE (financement, organismes-ressources, bibliographie etc... sera mise en ligne bientôt)
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