Au milieu des garrigues montpelliéraines,
le Pic Saint Loup s'élève brusquement : c'est un
lieu de promenades très fréquentée, par sa
face nord, une bonne école d'escalade. Du haut du Pic,
on découvre une grande partie de l'Hérault, et au-delà
les Cévennes et les garrigures nimoises. Site protégé
pour ses richesses payagères, archéologiques et
botaniques, il est aussi un terrain privilégié pour
l'initiation à la géologie. On y trouve dans un
petit secteur, une assez grande variété de roches
sédimentaires marines et continentales qui ont été
plissées et érodées.
Les roches les plus anciennes apparaissent au fond d'une grande
dépression au sud du Pic Saint Loup, la Combe de Mortiès.

Le mas de Mortiès est construit
sur une bosse de calcaires à ammonties, bélemnites,
crinoïdes et lamellibranches, qui correspondent au sommet
du Jurassique inférieur calcaire. Ils sont entourés
de marnes noires profondément ravinées dans lesquelles
on recuielle souvent des rostres de bélemnites, de petits
gastéropodes et lamellibranches, et, oxydées en
surface, de petites ammonites dont la calcite de la coquille a
été remplacé par de la pyrite.
Ces marnes du Jurassique inférieur sont dominées
par les calcaires du Jurassique supérieur. Ce sont ces
derniers qui forment la crète du Pic Saint Loup. Les fossiles
(ammonites) y sont rares, alors que plus à l'ouest, les
calcires de même âge, à coraux, gros lamellibranches
(rudistes Diceras), gastéropodes (Nérinées),
correspondent à une ancienne barrière récifale.
Pour la suite du "Pic Saint Loup"...
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