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Un groupement d'employeurs pour la
gestion d'un site
Titulaire d'un DUT "Génie de l
'environnement" et d'une licence "Gestion de l'eau",
en avril 2001, j'ai été recrutée par le
service Hygiène et Sécurité de l 'Université
Montpellier Il. Comme agent de valorisation des déchets,ma
mission est de trouver et de mettre en oeuvre les meilleures
filières pour l'élimination ou la valorisation
des déchets produits par l'université.
Une collecte sélective existait avant mon arrivée,mais
quelques problèmes d 'organisation et de tri subsistaient.
De plus, certaines catégories de déchets n'étaient
pas valorisées et partaient comme déchets ultimes
alors qu 'un recyclage était possible. Une plate forme
avec cinq bennes permet de trier les déchets après
la collecte (gravats,végétaux,matériels
souillés par les produits chimiques, des déchets
ultimes,ferraille et un compacteur pour le papier et le carton).
Une autre plate forme rassemble des cuves où les solvants
collectés hebdomadairement sont transvasés. Celles-ci
sont vidées trois fois par an par un prestataire de service
qui transporte leur contenu vers un incinérateur agréé
à Rognac (13).
Pendant cinq mois,j 'ai effectué la
collecte des déchets à travers le campus avec une
équipe de cinq collègues. Ces cinq mois m'ont permis
d 'apprendre à identifier les déchets produits
par les laboratoires ainsi que de les quantifier.Le fait d 'être
sur le terrain m 'a permis de me rendre compte des problèmes
rencontrés et de dialoguer avec les producteurs de ces
déchets.
Sommairement, l'université produit des déchets
de type biologique (déchets liés aux activités
d 'enseignement et de recherche en biologie),des
déchets souillés,des produits chimiques (produits
périmés et fonds de flacons),du papier carton.
A ces déchets, il faut rajouter,le matériel
informatique arrivé en fin de vie considéré
comme déchet ultime avant mon arrivée. Les métaux
sont séparés suivant le métal. Les piles
et
tubes néons sont aussi collectés.
Au mois de septembre, j'ai participé à une formation
sur la gestion des déchets dans l'enseignement supérieur.
On nous expliqua les règles de
tri, conditionnement et élimination des déchets
qui venaient d'être élaborées pour toutes
les universités. Cette formation m'a permis de trouver
de
nouvelles filières d'élimination et de réorganiser
la tournée. J'y ai également rencontré des
personnes qui exercent les mêmes activités et qui
ont
les mêmes problèmes. Ensemble, nous cherchons à
les résoudre à travers un réseau qui couvre
presque toutes les universités.
Nous avons alors réorganisé
sensiblement la tournée de collecte et le tri. Maintenant
chaque unité centrale est démontée afin
de séparer les
composants. Ceux-ci sont apportés dans une entreprise
à Castelnau-le-Lez qui les recycle. Les écrans
d'ordinateurs dont on ne savait que faire
avant sont maintenant emmenés aussi dans cette entreprise.
Le verre des écrans repart en filière céramique,
le plastique est recyclé...
De plus, j'ai préparé une convention entre l'Université
et le comité départemental de la Ligue contre le
Cancer afin de collecter les cartouches
d'imprimantes pour qu'elles soient rechargées et remises
sur le marché.
La plate-forme des cuves à solvant a été
modifiée. Pour résoudre certains problèmes
observés lors de la tournée,une action de communication
a été entreprise auprès des ACMO (agents
chargés de la mise en oeuvre de la sécurité
dans les laboratoires). Je suis intervenue dans plusieurs
réunions afin de présenter de nouvelles consignes
de conditionnement des déchets et d'identification des
emballages. De plus, j'ai réalisé une
plaquette qui résume les consignes à l'intention
notamment des nouveaux entrants dans les laboratoires. Ce sont
maintenant des relations quasi
quotidiennes que j'entretiens avec les ACMO puisqu'ils m'appellent
au moindre problème.
Pour ne pas mettre
en danger les personnels de notre service,nous effectuons aussi
des contrôles de qualité du tri non pas pour sanctionner
les gens mais pour nous
assurer qu'il n'y a pas de relâche et que les consignes
sont toujours respectées.
Des réunions sont organisées dès que l'on
observe du laisser-aller; c'est comme un
rappel de vaccination.
Enfin,une gestion quantitative des emballages vides que nous
distribuons, et des colis
pleins que nous collectons,permet d'évaluer rapidement
la production par type de
déchets et les pics de production dans l'année.
Actuellement après avoir passé une formation de
"personne compétente en radio-
protection, je m'occupe des déchets radioactifs de l'université.
Il y a 2 types de ces
déchets :ceux à décroissance rapide (moins
de deux ans) et ceux à décroissance
longue. Les premiers sont stockés sur place dans un local
de décroissance, puis élimi-
nés comme déchets non radioactifs suivant les risques
initiaux c'est-à-dire chimique
ou biologique. Les seconds sont enlevés par la société
ANDRA. Pour les déchets à
décroissance rapide, j'ai mis en place un registre permettant
de connaître à tout
moment le nombre de colis radioactif avec la nature du radioélément
et la date à
laquelle on peut éliminer le colis.
Enfin, je me suis occupée de faire éliminer des
sources scellées de longue période.
Ce fut un travail fastidieux car ces sources dataient de 20 à
30 ans. Il a fallu
beaucoup de diplomatie et de patience pour retrouver tous les
papiers nécessaires
à leur élimination.
La bonne gestion de la collecte sélective a permis au
service d'obtenir les subventions de l'Agence de l'Eau concernant
l'élimination des déchets
spéciaux dangereux. C'est avec plaisir que j'ai pris contact
avec l'Agence de l'Eau afin d'obtenir la subvention.
Sonia HIDALGO, Service Hygiène et Sécurité,
Université Montpellier II, Place E.Bataillon, 34030 Montpellier
Cedex. 04 67 14 48 00
Recyclage à la Fac des Sciences
Cuves à solvant enterrées pour améliorer
les conditions de sécurité et de travail du personnel
de la tournée.
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