Compte rendu des rencontres emplois ­ environnement
(organisées par le conseil général de l'Hérault, la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et le réseau TEE)

Vendres (thème : les emplois du littoral entre Agde et Vendres - Hérault), le 3 novembre 2003 :
20 participants.

Principales conclusions :
La structuration intercommunale demeure la principale difficulté : les employeurs actuels sont essentiellement des communes alors que les besoins de terrain ne s'arrêtent pas aux limites des communes. Les Communautés de Communes, Communautés d'Agglomérations ou les Syndicats Mixtes deviennent, sur le terrain, les véritables responsables des projets (nettoyage de plages, lutte contre les phénomènes d'érosion, surveillance des sites sensibles, suivi de la qualité des étangs,) qui, seuls, peuvent définir les programmes (qui sont presque partout prêts) et réunir les financements.
Il faut donc imaginer comment rassembler les emplois dans des brigades à l'echelle géographique de ces porteurs de projets.
Quant aux associations qui oeuvrent dans ces domaines, il leur faut augmenter leurs capacités à agir (compétences, organisation) pour ces organismes, même si, dans certains cas, le choix entre travail en régie par les collectivités et travaux sous traités aux associations n'est pas complètement tranché.
Le travail réalisé par les Agents du Littoral Méditerranéen (calcul des coûts des travaux d'environnment - voir bulletin TEE n° 7 d'Octobre 2003) est très utile pour aider les programmes à évaluer clairement le montant des travaux.

Bayssan (les agents d'entretien des rivières dans le département de l'Hérault), le 20 novembre 2003 :
15 participants

Deux questions centrales :
On connaît maintenant assez bien les besoins de terrain en termes d'emplois (exemple, sur le bassin de l'Orb, 14 personnes sont nécessaires pour entretenir les 800 kilomètres de berges).
Les outils de planification (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux, contrat de Rivière) sont nécessaires. Mais le point le plus important est d'avoir un bon Maître d'Ouvrage, capable de définir et de gérer un programme pluri-annuel de façon cohérente, qui délégue selon des cahiers des charges précis, les actions concrètes à des structures plus locales (syndicats intercommunaux, communautés de communes)
Or, de nombreuses structures ont créé des emplois dans ce domaine sans avoir forcément cette crédibilité même si le travail réalisé sur le terrain est de qualité.

Les collectivités locales, dans l'impossibilité le plus souvent de faire payer les travaux d'entretien des rivières aux propriétaires riverains, sont subventionnées à 100% en cas de catastrophe naturelle, à 80% pour les travaux de réhabilitation (investissement) et à 30% (par l'Agence de l'Eau, ce chiffre passant à 40% en 2004) sur les travaux d'entretien.
Donc pour une collectivité, payer une équipe d'agents d'entretien est bien difficile (faiblesse des ressources fiscales locales). Il faut donc imaginer si les règlements d'intervention financières des pouvoirs publics peuvent évoluer pour permettre des programmes d'entretien, sur le long terme plus efficaces et moins coûteux.

 

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Bulletin VIII
Edito

Agents del'environnement : la Validation des Acquis de l'Expérience (2 pages)
Une expérience
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