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Phase rebond :

l'émergence des projets un moment délicat de négociations

   La phase contact a permis de collectionner des pistes de projets possibles. La phase rebond va obliger les enfants à faire un choix. Les envies sont inventoriées et exposées aux enfants. Ils peuvent ainsi s'approprier les idées des autres. Puis chacun choisit le projet qui, finalement, le motive le plus. Les enfants se groupent ainsi par centre d'intérêt.
S'ouvrent alors des moments de palabres et de négociations qui permettront, au sein de chaque groupe, de définir un projet commun.

Présenter aux enfants

"Maintenant, moment très important, donc moment durant lequel je sollicite toute votre attention. Pendant deux jours, on s'est secoué les sens, on est allé voir des choses, on a observé, on s'est posé des questions, on a vu des choses qui nous ont intéressés. Et maintenant, ça va être compliqué parce qu'il va falloir choisir. Alors, on va y aller mollo. Au début, chacun va prendre un papier et un crayon. Et sur chaque papier vous allez noter un thème et une idée d'activité qui se rapproche de ce thème. Par exemple : la bouse de vache, faire des poèmes sur la bouse."

 Choisir c'est renoncer

La phase rebond oblige l'enfant à sélectionner une de ses multiples envies, une pour laquelle il va s'investir particulièrement. Par ce choix, il va commencer à s'approprier un projet mais il va devoir aussi renoncer à tous les autres. Pour lui, c'est un moment de doute particulièrement délicat à gérer.

 

 

 

Sur chaque papier, une question, une envie, un projet. On les regroupe par bâton.

Un groupe de projet ; ça négocie sec avant d'arriver au projet commun.

Des projets réalistes

Il est du rôle de l'animateur d'éliminer, en expliquant pourquoi, les propositions de projets non réalisables. L'objectif est que les enfants aboutissent. Un projet sans perspective de réussite va entraîner une rapide démotivation. La validation des projets dépend donc de l'animateur. C'est à lui d'imaginer quel est le devenir possible d'une idée dans un projet d'enfant. Attention aux sujets difficilement abordables de façon autonome par des enfants : les reptiles, les oiseaux...

 

 

 

 

 

 

Une méthode

1 - L'inventaire
Chaque enfant a des bandes de papier à sa disposition.
Sur chaque bandeau il inscrit un thème et une activité (ou questionnement) qui s'y rapporte. L'enfant remplit autant de bandeaux qu'il a de projets.

2 - La mise en commun
Les bandeaux sont regroupés et classés avec les enfants. On obtient alors un certain nombre de propositions de projets, l'animateur élimine les projets non réalisables en expliquant pourquoi.

Des groupes fonctionnels

 La constitution des groupes de projets doit respecter les souhaits de chacun. Dans la pratique, il existe une contrainte concernant le nombre de membres par groupe. Entre trois et cinq, le groupe fonctionne de façon efficace. Au delà de cinq, l'appropriation par l'enfant est plus faible, la motivation et l'investissement personnels chutent. Il est préférable de créer deux groupes différents de trois individus autour d'un même thème plutôt qu'un seul groupe de six.

 

 

 

 

 

3 - Le sondage
"Qui veut faire quoi?"
Chaque enfant choisit un projet unique parmi ceux qui sont exposés. Des négociations amènent l'élimination des projets manquant de candidats (0 ou 1).

4 - Le choix
Les enfants choisissent leur projet. Les groupes se constituent.

Du projet individuel au projet collectif

 La phase rebond regroupe des individus autour d'une même envie. Chacun arrive pourtant avec sa vision propre du projet. On assiste, dans chaque groupe, à une phase intéressante où l'on passe de projets individuels à un projet collectif avec de nécessaires négociations et concessions. Ce débat enrichit le projet et doit se finaliser par un avis unanime. L'éducateur peut intervenir dans les débats trop houleux pour animer les négociations. C'est un moment fragile où il arrive que des enfants changent de groupe à la suite d'un désaccord absolu avec les autres. Cette situation n'est pas à encourager car elle règle rarement le problème. Où qu'il aille, l'enfant devra forcément négocier.

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