La vigne pleure
extrait d'une exposition à la Cave des vignerons de Roueïre,
Hérault, France
Les pleurs constituent la première manifestation
externe du passage de la vie ralentie à la vie active. Ils nous indiquent
la reprise d'activité des racines, stimulées par le réchauffement
du sol (début mars).

Des écoulements liquides se produisent à la section des sarments taillés.
D'un simple suintement au début, les pleurs prennent
ensuite de l'importance, jusqu'à mouiller parfois entièrement
la souche (jusqu'à 5 litres par pied en une saison). La présence
de bactéries dans le liquide contribue à former une masse
gluante à la surface des plaies qui provoquera, au bout de quelques
jours, l'arrêt de l'écoulement.
La vigne fleurit
Comme presque toutes les plantes supérieures, la vigne possède des fleurs.
Celles-ci ne sont visibles que quelques jours en juin. Sorties des bourgeons, elles apparaissent sous forme de petites masses vertes ou rouges selon les cépages. La fécondation (transport du pollen vers le pistil) est assurée par le vent, mais les insectes, en particulier les abeilles, y participent également.


Le viticulteur a l'habitude d'évaluer "la sortie"
en appréciant le nombre d'inflorescences susceptibles de donner autant
de grappes. Mais en attendant la récolte, de nombreux facteurs peuvent
contrarier le cycle naturel, aussi cette évaluation reste très
hypothétique.