Vraisemblablement introduite en Europe (péninsule ibérique, sud-ouest de la France) lors des invasions sarrasines au VIIe siècle, sa domestication fut poursuivie au Moyen-Age pour lutter contre les rats qui infestaient les villes. Rapidement supplantée par le chat domestique, sensiblement de même taille mais plus docile, la genette serait retournée à la vie sauvage, trouvant refuge dans les zones de couverts forestiers denses (moyennes montagnes, garrigues, bocages).
Territoriale, la genette délimite son territoire de façon olfactive et visuelle : elle urine et laisse des marques odorantes au moyen de sécrétions provenant de ses glandes périnéales. Des amas de longues crottes en forme de fer à cheval sont également placés bien en vue sur des rochers ou pierres plates : ce sont les "crottiers".

La genette, solitaire et essentiellement carnivore, est un chasseur
agile qui prospecte la plupart du temps au sol à la recherche
de petits rongeurs (les mulots constituent la majeure partie de
son régime alimentaire).
Sa faculté d’adaptation (on la trouve jusqu’à 2 500 mètres d’altitude) et surtout son régime alimentaire devraient lui permettre de résister et de progresser sur le territoire français. De fait, auparavant cantonnée au sud de la Loire et à l’ouest du Rhône, elle s’est répandue progressivement dans le sud-ouest de la France et commence à gagner le nord. Si vous avez la chance de tomber sur ces fameux crottiers, gardez-vous de remplir vos poches de ces "porte-bonheurs" car c’est plutôt de ténacité dont vous aurez besoin pour entrevoir ce gracieux animal.
Désormais protégée, la genette tend à coloniser d’autres territoires.
Xavier Boutolleau, animateur adhérent
(tiré de la Lettre n° 45 des adhérents des Ecologistes de l’Euzière)
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