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Ni grenouille, ni crapaud, premier épisode

 

Au bord de la mare, de la rivière ou de l’étang, lorsque l’on parle des tétards qui tournicotent ou des amphibiens adultes qui sautent devant nous, le débat tourne généralement autour de deux catégories  : les grenouilles et les crapauds.
« Les grenouilles sont graciles et, à l’aide de leurs grandes pattes, elles font de jolis sauts. Alors que les crapauds sont gros, trapus, verruqueux et, avec leurs courtes pattes, ils peuvent, au mieux, ne faire que de petits sauts. » C’est effectivement exact mais il existe d’autres sortes d’amphibiens anoures* qui ne sont :

-  ni de véritables crapauds qui appartiennent à la famille des Bufonidés représentés en France par le genre Bufo

-  ni des grenouilles dont le nom de genre est Rana, famille des Ranidés

Le Pélodyte ponctué
Pelodytes punctatus

Le Pélodyte ponctué est un petit amphibien au museau arrondi et au corps parsemé de petites taches vertes d’où son nom. Son allure svelte et la finesse de ses pattes le rapprochent des grenouilles. Néanmoins, ses doigts ne sont pas palmés, sa peau est verruqueuse et la pupille de ses yeux est verticale. Enfin, l’examen du squelette et celui du tétard montre qu’il appartient à la famille des pélobatidés.

Le Pélodyte fréquente toutes sortes de milieux mais affectionne particulièrement les endroits rocheux et il n’est pas rare de le croiser aux entrées des cavités souterraines. Dans notre région, il est bien présent en garrigue où on peut le trouver sous des pierres. Dans l’année, c’est le premier à gagner un point d’eau, pour se reproduire : dès l’automne mais surtout en janvier (plus tard dans le nord) il occupe les mares, les lavognes, ou encore les rivières à cours lent. Son chant discret ressemble à une chaussure qui grince et ne se décèle qu’en hiver car plus tard, il est recouvert par celui des autres amphibiens. Les oeufs, petits et noirs, sont pondus par petites grappes que la femelle agglutine à la végétation aquatique (charas, joncs...).

* Les amphibiens anoures ne possèdent pas de queue à l’état adulte, contrairement aux urodèles (tritons, salamandres ...).

 

Le Pélobate cultripède
Pelobates cultripes

Plus rare, le Pélobate cultripède appartient à la famille du Pélodyte mais ressemble plus à un crapaud en raison de sa taille et de son allure trapue. Cependant la pupille de l’oeil est verticale et la peau est lisse, pratiquement dépourvue de verrues.
Outre son museau large et arrondi, le pélobate possède des pattes arrières nettement palmées mais il est surtout caractérisé par l’extrémité durcie de ses doigts et par un tubercule corné et tranchant au niveau du métatarse des pattes arrières : le couteau. Cela lui sert à s’enfouir assez profondément dans le sol où il passe la journée. Il ne sort, dans l’année, que lors des nuits humides ou pluvieuses et au moment de la reproduction en février-mars. C’est l’époque de l’année la plus favorable à l’observation du Pélobate qui reste alors cantonné aux points d’eau.
En France, on rencontre le Pélobate cultripède dans la zone méditerranéenne et sur le littoral sud atlantique là où les terrains sont assez meubles (sables, marnes, argiles ...).

Au nord-est du pays, il existe une autre espèce, le Pélobate brun (P.fuscus), qui possède des couteaux blancs et non noirs.

<--- Couteau

Suite : ni grenouille, ni crapaud, second épisode

(Thierry DISCA, permanent)

(tiré de la Lettre n° 49 des adhérents des Ecologistes de l’Euzière)

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