EE

Les Ecologistes de l'Euzière

Accueil Nature Education à l'environnement Patrimoine Association
Vous êtes ici : Accueil >> Rubrique Nature ...  >>  Sorties de terrain ...  >>  Les lagunes languedociennes

Vivre avec le sel... c’est pas si simple !

 

Au bord des lagunes, la sansouire ou engane
Sur les bords les plus salés des étangs poussent les salicornes, les soudes, l’obione et les saladelles qui constituent un paysage bien particulier  : la sansouire verdoyante au printemps, rougissante à l’automne. Ces plantes sont si spécialisées qu’elles ne peuvent plus vivre sans le sel : ce sont des halophiles (halo : sel, phile  : ami de). Elles ont cependant des difficultés à pomper l’eau qui spontanément s’échappe au niveau des racines. Le milieu salé ressemble à un désert sans eau à boire. Dès qu’il pleut, elles en profitent pour absorber l’eau douce et en gorgent leurs tissus pour faire des réserves. C’est pourquoi leur aspect est celui de plantes grasses. Pour faciliter l’absorption, elles pompent aussi un peu de sel, afin de rapprocher la salinité interne de celle du milieu extérieur. D’où leur goût salé. Mais le sel en excès doit être excrété car il devient toxique.

Pour évacuer le sel en excès, des plantes comme les salicornes le stockent dans les parties les plus âgées qui tomberont par la suite. La Salicorne glauque investit les zones les plus salées (remontée de sel au niveau des buttes), alors que la Salicorne radicante, plus exigeante en eau, préfère les endroits moins gorgés de sel (creux vaseux). Quant à la Salicorne en buisson, elle occupe une position intermédiaire. La Soude en buisson doit son nom à sa forte teneur en soude (NaOH). Elle a été utilisée par les verriers car elle permet d’abaisser la température de fusion de la silice. On s’en servait également pour fabriquer du savon.
Elle préfère les zones moyennement salées.
Les saladelles excrètent le sel grâce à des cellules spécialisées situées sur la face interne des feuilles qui apparaissent alors blanchies de cristaux. Elles ne tolèrent cependant pas des concentrations trop fortes en sel et se cantonnent donc aux endroits moyennement salés qui font transition avec les prés salés (cf. page).
Goutez ces plantes, elles sont croquantes et salées mais seules les salicornes sont comestibles et sont même utilisées comme condiment dans les salades, un peu comme des cornichons.

L’Obione (à gauche) et la Soude maritime (à droite) préfèrent les terrains moyennement salés mais surtout riches en azote. Les bourrelets coquilliers qui bordent les étangs sont leur domaine.

En relevant la position des espèces le long d’une ligne (matérialisée par une corde) du bord de l’étang à travers la sansouire, il est possible d’obtenir le schéma ci-dessous en fonction de la topographie.

SUITE

Haut de page

Dans la même rubrique


Réactions du Forum

Il n'y pas encore de réactions à cet article
Haut de page

Bon de commande et Adhésion

Retrouvez l'ensemble des publications des Ecologistes de l'Euzière :  Cliquez ici
Pour rejoindre les adhérents de l'association et connaître les dates des  : sorties Nature