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... l’étang, milieu physique et chimique (2)

 
L’étang de Thau (près du Golfe du Lion, France méditérranéenne)

111. L’OXYGENE DISSOUS

L’oxygène dissous dans l’eau provient de l’air "emprisonné" dans le brassage de l’eau (vagues) et de la photosynthèse (production de matière et d’oxygène à partir du gaz carbonique et de l’énergie lumineuse) assurée par les plantes aquatiques (algues supérieures, plancton). L’oxygène est d’une extrème importance dans un milieu aquatique : il permet la respiration des êtres vivants et intervient dans la transformation et recyclage des déchets organiques.

L’oxygène dissous peut être mesuré avec un appareil spécifique, l’oxymètre. Les résultats obtenus s’expriment en mg d’oxygène par litre ou en pourcentage de saturation.

Evolution du taux d’oxygène dissous tout au long de l’année

Les eaux de l’étang sont bien oxygénées, régulièrement voisines de la saturation en oxygène dissous dont les quantités sont comprises entre 6 et 8 mg/l. On observe logiquement une meilleure oxygénation des eaux de surface, mieux brassées, et une diminution de l’oxygène dissous de juillet à décembre.

IV. LE PH

Le PH qualifie l’acidité ou la basicité (alcalinité) de l’eau. Ses valeurs varient théoriquemerit de O à 14. L’eau distillée a un PH de 7. Les eaux acides ont des PH inférieurs à 7, les eaux basiques montrent des valeurs supérieures à 7. Le PH de l’eau de mer est d’environ 8,3. Les eaux de l’étang sont un peu moins basiques que celles de la mer ; les valeurs de PH variant de 7,8 à 8,3. De janvier à juin, le PH est élevé, supérieur à 8. Il s’abaisse ensuite pour être inférieur à cette valeur la deuxième partie de l’année.

D’une manière très précise, les valeurs du PH sont proportionnelles à celles de l’oxygène dissous. Plus le milieu est oxygéné, plus l’eau est basique. Elles sont par contre inversement proportionnelles à la salinitê (mais il n’y a pas de relation directe de cause à effet). Le Grand Etang a des eaux plus basiques que la zone des Eaux Blanches. Il existe aussi une différence entre les eaux de surface (plus basiques) et les eaux profondes.

Le PH est calculé au moyen d’un PH mètre électrique.

V. LA TURBIDITE

La turbidité d’une eau stagnante est fonction de deux facteurs : la quantité de plancton (animaux et plantes microcopiques) et la quantité de matières en suspension. Les lacs de montagne, pauvres en communautés vivantes ont ainsi des eaux claires. Les étangs de plaine ont en général des eaux plus opaques, en raison de la vie intense qui y règne et de la grande quantité de matières qui y transite avant d’être déposée. Les mesures de turbidité s’effectuent grâce à un disque blanc de 20 cm de diamètre fixé à une règle ou une ficelle graduée. on mesure la profondeur à laquelle le disque n’est plus visible. Des mesures effectuées à plusieurs zones de l’étang ou au même point mais à diverses époques permettent de contrôler les variations de turbidité et de mettre en évidence certains phénomènes (augmentation de la quantité de plancton, présence de courants ramenant les matières en suspension, pollutions, etc, ...).

On peut aussi, pour montrer la présence d’organismes ou de particules flottantes, prélever certains échantillons d’eau de l’étang et, en salle, laisser déposer toutes ces matières.

En ce qui concerne le plancton, il est nécessaire de fermer convenablement les récipients entièrement remplis. Le plancton, privé d’oxygène, meurt au bout de quelques jours.

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