l’étang fonctionne en hiver comme une zone refuge (pour certains animaux venus du Nord comme les oiseaux par exemple).
les variations des paramètres physico-chimiques de l’étang entrainent des changements dans la répartition des animaux
la biologie même de certaines espèces, influence, au travers de leur comportement, leur distribution tout au long de l’année.
Quelles qu’en soient les causes, les variations dans le temps de la répartition des êtres vivants montrent dans beaucoup de cas un rythme régulier sous forme de cycle. Ces cycles se manifestent en fonction de deux rythmes naturels fondamentaux : les saisons et l’alternance jour / nuit.
Les rythmes saisonniers : selon les saisons, certaines espèces sont présentes ou absentes, abondantes ou rares dans l’étang. Ainsi un tiers des espèces de Poissons sont sédentaires dans l’étang. Ces poissons y réalisent tous leurs besoins biologiques : alimentation, croissance, reproduction. Les autres, deux espèces sur trois, ne sont que saisonnières. Absentes l’hiver, ces espéces (Daurades, Loups, divers Muges,...) entrent dans l’étang en février et n’en ressortent (souvent pour pondre en mer) qu’à l’automne. D’autres exemples de ces cycles saisonniers sont fournis par les Méduses (très abondantes l’été avec les eaux chaudes), les Oiseaux, les Crevettes, etc...
![]() Nombre de Méduses échouées |
Les rythmes journaliers (circadiens) : Tout au long d’un cycle de 24 h et en fonction de la longueur de la période "éclairée" (photopériode), on observe un déplacement de certains animaux. Cela correspond parfois à l’alternance de moments d’activité et de repos (les oursins envahissent les plantes pendant la nuit pour s’alimenter et restent sur le sol pendant la journée), parfois à des exigences par rapport à la lumière ou à la température. Ainsi certains éléments du plancton animal se rencontrent en surface pendant la nuit et en profondeur pendant la journée (rythme nycthéméral). Cependant toutes les variations dans le temps ne sont pas cycliques. Certaines apparaissent quand des conditions précises se trouvent rassemblées. Ce sont notamment les pullulations accidentelles de certains êtres vivants.
Quand les eaux sont chaudes et pendant les périodes sèches et de temps calme (le plus souvent en juin-juillet, mais à l’occasion à d’autres moments) certaines espèces peuvent proliférer. C’est notamment le phénomène des "Eaux rouges" dû à l’explosion démographique de Dinoflagellés (Protozoaires). Ce phénomène a des conséquences importantes car les Dinoflagellés élaborent des substances toxiques qui déciment Coquillages et Poissons.
Les Artémias (petits crustacés roses) connaissent eux aussi des fluctuations importantes en fonction de la température et de la salinité. Ils sont surtout abondants dans les salins où les eaux d’été sont colorées en rose par une Algue unicellulaire.
En mesurant régulièrement la quantité d’Artémias (pour cinq litres d’eau qu’on filtrera) - tracé rouge ci-contre - présente au même endroit tout au long de l’année, on peut établir des corrélations avec le climat (précipitations surtout) et montrer les augmentations périodiques de population (jusqu’à plusieurs milliers d’individus au mètre carré).
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