... II. 3 Le fonctionnement des communautés biologiques
Les Etres vivants ont à lutter à la fois contre leurs ennemis naturels et contre les conditions du milieu. Dans l’étang, avec ses chaînes alimentaires complexes et des caractéristiques du milieu souvent contraignantes (courants, niveaux d’eau, variations de température, de PH et de salinité), les espèces présentent diverses formules leur permettant de survivre.
Adaptations morphologiques
Elles sont extrémement nombreuses et interviennent par rapport à différentes contraintes. On remarque ainsi :
l’existence de carapaces, de coquilles dures, de tubes permettant aux animaux d’être isolés du milieu ambiant,
la présence d’organes de fixation (crampons des Algues, Bissus des Moules, bases du corps adhésives des Anémones de mer et des Patelles) améliore la résistance aux courants et aux vagues,
certaines espèces sont munies d’opercules, fermant hermétiquement l’ouverture des coquilles (Murex),
d’autres sont parfaitement "conçues" pour passer inaperçues : les Soles, vivant sur les fonds sableux sont aplaties et grises, divers Crustacés vivant sur des Algues sont allongés et verts,...
Adaptations physiologiques Les espèces de l’étang sont pour la plupart bien adaptées à la présence du sel : certaines (espèces euryhalines) comme l’Anguille peuvent vivre aussi dans les eaux douces et supportent de grandes variations de salinité, d’autres (espêces sténohalynes) ne vivent que dans des conditions fixes de salinité (Muges). Il faut aussi remarquer que certains êtres vivants peuvent vivre malgré des handicaps, beaucoup mieux qu’en milieux terrestres. Il est fréquent par exemple de rencontrer des Crabes auxquels manquent des pattes. Enfin quelques animaux de l’étang sont parfaitement capables de vivre "au sec" : les Gammares, sous les Algues désséchées par exemple ; les Balanes supportent aussi un séjour en dehors de l’eau.
Adaptations comportementales

En soulevant les pierres, en fouillant les herbiers, en creusant le sable ; on rencontre une foule d’animaux. Tous ceux-là ont, par cette vie cachée, "inventé » des formules pour survivre. Les Pagures (Bernards l’Ermite) à l’abdomen mou se protègent en élisant domicile dans des coquilles vides (de Cerithium et d’Astralium surtout). Au fur et à mesure de leur croissance, ils "déménagent" dans des abris de plus en plus spatiaux.
La vie enfouie dans le sable oblige bien sûr à certaines adaptations. Les Palourdes vivent à quelques centimètres de profondeur. Leurs deux syphons (branchial et anal) sont très longs et assurent les communications avec l’eau (absorption, excrétion).
Les migrations sont, pour partie au moins, des adaptations du comportement à la nécessité de survivre. Fuir l’étang pendant les périodes plus froides de l’hiver (Oiseaux), profiter de la nourriture estivale abondante (Poissons) en sont quelques exemples.

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