... 111.1 La Pêche Les Anguilles représentent les captures les plus importantes. D’octobre à février, elles sont capturées par des filets verticaux, notamment quant les vents amènent la nourriture et troublent l’eau des bords de l’Etang. Les Daurades (juillet à octobre), les Loups (en hiver), les Muges, les Joëls (Athérines), les Soles sont les autres principales espèces pêchées. Les chiffres de production sont difficiles à obtenir et les données établies ci-dessous pour l’année 1971 sont des indications très générales.
| ESPECES | PRODUCTION (en tonnes) |
| 1340 | |
| Muge | 320 |
| Loup | 170 |
| Daurade | 120 |
On estimait à cette époque la production annuelle de Poissons à environ 100 kg / ha. Une évolution dans l’abondance des espèces est constatée. Si certaines espèces semblent se maintenir (Loups, Soles) ; d’autres deviennent plus rares (Muges) ou de taille réduite (Daurades), probablement pour des raisons de surexploitation.
Les coquillages les plus recherchés par les pêcheurs et prélevés sur des gisements naturels sont les Huîtres (plates), les Moules, les Palourdes et les Clovisses.
Pour les recueillir, on utilise des dragues tirées par les barques à moteur, ou des « clovissières » utilisées à la main à partir des barques ancrées.
Les productions entre 1962 et 1980 :
| 192 | 1965 | 1968 | 1971 | 1974 | 1977 | 1980 | |
| Huîtres | 48 | 14 | 440 | 164 | 72 | 1 | 13 |
| Moules | 34 | 573 | 317 | 360 | 210 | 1,5 | 5,6 |
| Plaourdes | 132 | 109 | 256 | 146 | 282 | 172 | 277 |
| Clovisses | 355 | 328 | 612 | 255 | 23 | 8,5 | 20 |
On constate donc de très grandes variations de production d’une année sur l’autre.
Plusieurs causes peuvent être avancées :
Il y a sans doute un appauvrissement des gisements coquilliers : ainsi vers 1956/1957, on pouvait récolter plusieurs centaines de kilos de Moules en quelques heures (10 000 Tonnes de production en 1957). Il y a quelques années, on estimait pour un pécheur des récoltes moyennes
quotidiennes à : 50 kg de Moules
20 kg d’Huîtres ou de Clovisses
5 kg de Palourdes.
Actuellement il n’y a pratiquemment plus de Moules sauvages dans l’Etang.
La "Malaïgue", sorte d’empoisonnement de l’Etang (qui affecte en particulier Poissons et Coquillages), dûe à une diminution du taux d’oxygène dans l’eau, qui entraîne l’apparition de vases putrides avec émanation de gaz sulfureux, provoque de temps à autre de grosses mortalités (1971, 1975). La situation est ensuite agravée par la lenteur de reconstitution des stocks.
Depuis l’abandon du rejet d’eaux usées, la baisse de la quantité de matière organique apportée à l’étang a sans doute influé la productivité en coquillages.
L’augmentation de la salinité (mise en cause par certains, niée par d’autres), qui serait dûe à des pluviomètries plus faibles ces dernières années et surtout la diminution des apports d’eau douce de ruissellement, pourraient avoir des incidences notables sur la productivité.
Les coquillages (Palourdes, Clovisses surtout) prélevés dans les zones insalubres des Eaux Blanches doivent transiter par le bassin d’épuration à l’ozone avant d’être commercialisés.
Certains pêcheurs capturent aussi des Oursins ou des Crabes. Ces derniers sont destinés à l’alimentation des unités aquacoles.
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